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Toujours pas d’accord entre Jovenel Moïse et les partis politiques sur la formation du gouvernement

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Toujours pas d’accord entre Jovenel Moïse et les partis politiques sur la formation du gouvernement


Jovenel Moïse et les représentants des partis politiques Fusion, OPL, VERITE (branche Génard Joseph), MOCHRENA, KONTRAPEPLA, Ayisyen pou Ayiti, Tèt ansanm et Veye yo se sont séparés dimanche à la suite d’une rencontre au palais national sans s’entendre sur la signature d’un accord politique devant permettre la formation d’un gouvernement et la réalisation d’une conférence nationale.

Malgré le fait que les représentants de ces huit partis politiques et des conseillers du chef de l’État ont eu plusieurs rencontres sur le document qui constitue l’accord politique, Jovenel Moïse ne s’aligne pas sur la logique de ces partis politiques qui se réclament de l’opposition modérée.

 « On a fait tout ce qu’il fallait pour atténuer les divergences. On a été voir le président, je pense qu’il n’avait pas la même perspective que nous », a  confié au Nouvelliste lundi soir Alix Richard, membre du directoire de la Fusion qui a pris part aux différentes rencontres devant conduire à la signature d’un accord politique entre le chef de l’État et les huit organisations politiques.

Selon Alix Richard, le président se situe dans une approche conjoncturelle alors que les huit partis politiques veulent aller au-delà de la formation d’un gouvernement. « Nous voulons trouver une solution viable pour sortir finalement de cette crise qui n’en finit pas. Pour cela, nous avons proposé toute une démarche avec un accord politique immédiat pour gérer le conjoncturel et des engagements fermes sur le dialogue national qui devrait nous permettre d’aborder toute une série de questions comme la Constitution, les élections… », a rapporté le membre de la Fusion.

Alix Richard a souligné que dans la proposition faite au président, il y avait aussi la façon de former le gouvernement de consensus. « Notre objectif n’est pas de trouver des postes ministériels, mais de trouver une solution durable à la crise », a-t-il affirmé.

Alix Richard a reconnu que la Fusion, qui n’a que quatre députés au Parlement, n’est pas en mesure d’imposer quoi que ce soit au président. Il a reconnu aussi le droit constitutionnel du président de choisir son Premier ministre et de former son gouvernement. « Mais nous sommes dans le cadre d’une crise politique majeure dans laquelle, à mon avis, le président ne peut pas s’en sortir seul », a-t-il souligné en revanche.  

Pour le moment, Alix Richard a souligné que le groupe des huit partis politiques a fait des propositions au chef de l’État, libre à lui de poursuivre ou pas les discussions pour trouver un accord politique qui inclurait aussi, a-t-il souligné, tous les protagonistes de la crise. « Si nous entrons dans des discussions pour faire quelque chose ensemble, nous devons avoir notre mot à dire ; on ne va pas avaler n’importe quoi », a-t-il soutenu.

Alors que le Premier ministre nommé a déjà fait le dépôt de ses pièces dans les deux branches du Parlement depuis plus de deux semaines, ni au Sénat ni à la Chambre des députés aucune commission n’a été formée pour analyser les documents de Jean-Michel Lapin. Nommé et installé à la Primature le 21 mars dernier, le mandat du Premier ministre par intérim est arrivé à terme depuis le 21 avril dernier, selon l’article 165 de la Constitution. Depuis, Jean-Michel Lapin est à la fois Premier ministre a.i, ministre de la Culture et de la Communication et Premier ministre nommé.

Robenson Geffrard Source Le Nouvelliste



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