ses idéaux et l’humanité aujourd’hui – Rezo Nòdwès

par Carly Dollin

En 2018, un millier et huit cent mille (1.800) milliards[1] de dollars, soit une dépense journalière de 4,93 milliards de dollars, ont été alloués pour les dépenses militaires dans le monde. L’enveloppe du Pentagone (Quartier général de la défense américaine) s’est élevée pour la même année à 716 milliards de dollars, soit près de 40 % des dépenses militaires mondiales. De telles planifications grossières entraînant de spectaculaires gaspillages en biens et en vies humaines sont diamétralement opposées aux idéaux de paix, de justice et d’amour préconisés par le révérend Martin Luther King (MLK).

Lundi 21 janvier 2019 ((rezonodwes.com))– Ce Lundi 21 janvier 2019, les projecteurs sont allumés, des feux d’artifices multicolores sont préparés pour rendre un flamboyant hommage et festoyer dans tous les coins et les recoins des pays de l’Oncle Sam l’anniversaire de naissance du révérend Martin Luther King Jr, l’une des plus éminentes figures emblématiques de la paix, la justice, la sécurité et la fraternité sur la planète terre. Fêté chaque troisième lundi du mois de janvier, autour du 15 janvier, date de l’anniversaire du révérend, le Martin Luther King Day (jour de Martin Luther King) est férié aux États-Unis depuis 1986.

Accorder un jour de pause et de méditation à des cadres et des employés de l’administration publique et priver la plupart des entreprises capitalistes d’un jour de profits constitue un arbitrage économique et social de taille pour hiberner l’école et tous les services publics hautement rentables de cette première puissance mondiale qui est assise sur la devise « Time Is Money ». Les dirigeants américains ont compris, à juste titre, que ce sacrifice consentis pour canaliser les énergies et les esprits à méditer sur les œuvres immenses et l’héritage sacré de l’immortel King en vaut la peine. Cette personnalité transcendante – avec un cœur pur, rempli d’amour, de générosité, muni d’une magnanime vision et d’un sens de leadership extraordinaire pour tenir la plaidoirie d’une nouvelle société américaine et d’un monde nouveau sans violence, sans discrimination, sans exclusion économique, politique et sociale – reste gravée dans les annales des histoires et constitue une source d’inspiration intarissable pour assurer l’harmonie et la bonne gouvernance sur cette sphère aplatie aux deux pôles.

La majestueuse lutte engagée par le pasteur Martin Luther
King, au cours des années 1960, a été menée sur trois fronts qu’il baptisait
sous le vocable le « Giant Triplex » : le racisme, le
militarisme et le matérialisme. Mais, les dirigeants prédateurs et
égocentriques du monde actuel commettent le péché de réduire la lutte du
pasteur MLK uniquement à une détermination de mettre fin à la ségrégation
raciale qui prédominait dans l’Amérique des années 1960.  Evidemment, ce leader charismatique défendait
à cor et à cri les vertus des égalités des chances, sans la distinction de
couleur. Le plus grand discours de ce rassembleur « I Have a Dream »,
tenu devant 200 mille spectateurs à Washington, D.C, le 28 août 1963, expose
les méfaits et les inefficiences des pratiques inégalitaires et
ségrégationnistes et fait le plaidoyer pour des comportements loyaux et
honnêtes aspirant à une Amérique digne, égalitaire, juste et épanoui.

« Les Noirs représentent un îlot de pauvreté au
milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, les
Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés
dans leur propre terre. Alors nous venons ici aujourd’hui pour exposer notre
condition effroyable. Nous venons à la capitale de notre nation pour demander,
en quelque sorte, le paiement d’un chèque. Quand les architectes de notre
République écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la
Déclaration d’Indépendance, ils signèrent un billet à l’ordre de chaque
Américain. C’était la promesse que chacun serait assuré de son droit
inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Il est
aujourd’hui évident que l’Amérique a manqué à cet engagement quant à ses
citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée,
l’Amérique a passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué « sans
provisions ». Mais nous ne saurons croire qu’il n’y a plus suffisamment de
provisions dans les grands coffres d’opportunités nationaux. Alors nous venons
exiger notre paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de
la liberté et de la sécurité que procure la justice. «Je rêve qu’un jour, sur
les collines rousses de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des
anciens esclavagistes prendront place tous ensemble à la table de la
fraternité. […] Je rêve qu’un jour mes quatre petits-enfants vivront dans une
nation où ils ne seront plus jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leurs
mérites ».

L’unicité
des protestations du pasteur Martin Luther King

Les justes revendications soulevées par le leader de
« Montgomery Improvement Association (MIA) » allaient au-delà
d’instruire des actions en justice, de déposer des plaintes pour défendre
l’égalité entre les races et les sexes. De nombreuses marches et une kyrielle
de discours garnissent les œuvres de ce jeune sociologue surdoué diplômé de Morehouse
College inspiré par les écrits de Henry David Thoreau, qui façonnaient son
caractère dans l’idéologie de la désobéissance civile. La marche pour
l’intégration des jeunes dans les écoles sans distinction de couleur, des marches
pour la liberté, la marche de Selma pour réclamer des droits de vote, marches
pour le travail et la liberté, I Have a Dream, Where Do We Go From Here, I’ve
Been to the Mountaintop, Beyond Vietnam, Loving Your Enemies sont autant
d’œuvres du révérend pour vaincre les « Giant Triplex ».

Des résultats notoires ont été obtenus à l’issue des
différents mouvements de protestations, dont le boycott des bus pour contester
avec véhémence l’arrestation de la figure de proue Rosa Park qui refusait de
laisser sa place à un blanc dans un bus de transport public. Les batailles de
MKL visaient la fin des inégalités, des abus, de la violence sous toutes leurs
formes et à travers toutes les frontières. Cette révolution acharnée et
singulière conduite sous l’égide de cet envoyé spécial de Dieu parmi les
pécheurs, les bourreaux et les prédateurs politiques, est imprégnée des vertus
divines dont la non-violence, la recherche de la paix, le pardon et l’amour. La
portée et le sens unique de cette lutte trouve ses racines dans l’invitation et
l’application des principes surhumains de l’opprimé, de la victime l’ostracisé,
le marginalisé à défendre ses droits sacrés pour jouir pleinement de ses droits
civils et politiques mais aussi et surtout avec la motivation de pardonner et
de traiter son bourreau avec amour, respect et dignité. Non seulement pour les Etats-Unis, mais pour tous les pays du monde entier,
les œuvres inspirantes de MLK ont exalté et cristallisé les visions
extraordinaires dégagées dans les prescrits de la Déclaration des Droits de
l’Homme pour un monde de liberté où règnent la paix et le bonheur.

Les gouvernants doivent s’auto-évaluer à
l’aune des valeurs répandues par le révérend MLK

Cette date du 21
janvier 2019 devrait constituer un déclic pour les dirigeants de notre planète
pour se questionner et évaluer leurs actions, leurs politiques internes et
internationales, leurs soucis réels  de
contribuer à éradiquer la pauvreté, à promouvoir  et à répandre la paix, la justice et la
liberté à travers le globe. C’est l’occasion pour eux de se demander où est-ce
qu’ils se positionnent sur l’échiquier des idéaux dressés par le révérend Martin
Luther King.

A l’analyse de ses
déclarations voluptueuses, de son comportement cavalier par rapport aux
institutions multilatérales, de son engagement dans des conflits au
Moyen-Orient et de l’augmentation de 7% du budget consacré à l’armée américaine
entre 2018 et 2019, il ne fait aucun doute que l’actuel président  américain, Donald Trump, s’écarte à grande
vitesse des valeurs morales soutenues par le prix Nobel de la paix de 1964.

Monsieur Trump tient
des propos belliqueux qui font alimenter les doutes sur les velléités de la
première puissance mondiale à vivre en paix 
sur cette planète habitée par 7.5 milliards d’humains :

« Car notre survie et la survie de notre
liberté dépendent de la puissance de notre armée
, poursuit le président américain. Aucun ennemi sur terre ne peut égaler la
puissance, les compétences et le courage de l’armée américaine.
 »

Dans son obsession
de vouloir ériger des murs pour se détacher de ses voisins, le révérend King
aurait MLK aurait plutôt conseillé à monsieur Trump  de construire des ponts entre les sociétés,
les cultures et les pays si l’objectif consiste vraiment à chercher la paix
avec les autres. Si les œuvres du fameux docteur en Théologie de la
« Boston University » imprègnent vraiment les cœurs et les esprits de
ces dirigeants qui dressent des statue à son effigie, qui le déifie dans des
discours ; si vous l’aimez vraiment, alors gardez ses commandements. Pour
faire honneur à vos enfants, à vos femmes, à Dieu, pour le bonheur de
l’humanité, vous feriez mieux de dresser des plans pour cesser vos folles et
incalculables dépenses dans des actions militaires dans le seul but de
satisfaire vos objectifs matérialistes, mais au détriment de la paix, la
justice, la sécurité dans le monde.

Ce militarisme
et ce matérialisme effrénés pour assouvir quelle faim ?

Illustre défenseur de la paix et de la non-violence, caractère
et attitude hérités et renforcés dans les illustres approches revendicatives du célèbre Mahatma
Ghandi, le révérend MLK s’était farouchement opposé à aux motivations aveugles
des gouvernements américains de diligenter et de nourrir la guerre contre le
Vietnam vers les années 1960. Si certains alliés et des adversaires
interprétaient son implication à ce stade
comme une déviation dans le champs réductibles de défense des droits civils –
qui revendiquaient le plein engagement économique et social de chaque
Américain, peu importe la couleur de sa peau- le révérend MLK soutenait que la
lutte pour les droits civils et celle contre le militarisme vont de pair. Dr.
King était préoccupé par les énormes pertes matérielles et en vies humaines et
les gigantesques coûts d’opportunités occasionnés par les guerres sans merci
déclarées entre des humains pour faire jaillir du sang d’hommes, de femmes et d’enfants,
pour mettre en deuil des centaines de milliers de familles, endurcir les cœurs,
dénaturer l’être humain de sa bonté, lui priver de la paix et du bonheur ;
bref, pour honorer les desseins du diable. Investir des milliards de dollars
dans les guerres implique des désinvestissements dans les actions publiques, la
diminution des engagements dans l’éradication de la pauvreté et la faim, le
désintérêt dans la diminution des taux d’analphabétisme sur notre planète. Dans
un discours sur l’emploi en mars 1968, Dr King : «  Je doute que le
gouvernement soit beaucoup plus préoccupé à remporter une guerre injuste au
Vietnam que de mobiliser son énergie à remporter la guerre contre la pauvreté
ici, à la maison ».

C’est dans cette direction que la détentrice du PhD en
Linguistiques et les études africaines, Jennifer Yanco, a soutenu qu’en
remplaçant la guerre du Vietnam par celle contre le terrorisme, l’Amérique est
exactement dans le même contexte. Elle continue en questionnant cette paix
factice. Une nation peut-elle être en paix lorsque 15% de sa population vivent
dans la pauvreté et qu’un quart des enfants vont au lit affamés ? Si les
choses paraissent si difficiles pour l’américain moyen, selon l’auteure du
livre « Misremembering Dr. King », il l’est encore plus pour les Afro-Américains
et les autres nations de couleur marginalisées et ostracisées par ce système
inégalitaire.

L’économiste américain de MIT, Erik Brynjolsson, a
constaté qu’avec les avancées technologiques, la richesse américaine s’est
accrue au cours des dernières décennies. Cependant cet élargissement du gâteau
national ne profite qu’aux nantis au cours des pendant que la part de ceux du
bas de l’échelle de la richesse a diminué.

Les effets
pervers du militarisme et du matérialisme déchainés

Des centaines de milliers de civils anéantis, des milliers
de soldats tués, des centaines de milliers de blessés, des multitudes d’amputés,
d’innombrables veuves, d’incalculables orphelins, des environnements délabrés,
des handicaps physiques et mentaux, des maladies, de la famine, du désespoir,
de la pollution, des sans-abris, des maisons détruites. Le funeste tableau
dépeint à l’issue des actes de barbaries imputables au militarisme et à son
frère jumeau le matérialisme effraie ceux qui ont un cœur et qui croient que
Dieu nous a réservé cette planète pour nous aimer et faire avancer ses œuvres,
mais pas pour nous entretuer comme des bêtes sauvages. La liste des dommages et
des préjudices causés par les stupides guerres engagées sans pitié par les
sociétés dites démocratiques et développées est effroyable. Le militarisme
contraste avec les approches qui privilégient les négociations, l’empathie et
les perspectives et volonté de concessions et compromis. Le rôle des
gouvernants devrait consister à utiliser des stratégies pour transformer les
films d’horreurs entre les nations en des épisodes de romance et d’amour. C’est
ce que préconisait l’idéal du révérend King quand il tenait et véhiculait ces
propos :

« Rendre coup pour coup, c’est propager la violence,
rendre plus sombre encore une nuit déjà sans étoiles. Or les ténèbres ne
peuvent se dissiper par elles-mêmes. C’est la lumière qui les chasse. De même
la haine ne supprime pas la haine. Seul l’amour y parviendra. C’est là la
beauté de la non-violence : libre d’entraves, elle brise les réactions en
chaîne du mal. Il a ajouté : La haine trouble
la vie ; l’amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie ; l’amour la
rend lumineuse ».

Pourtant, les dirigeants actuels, ces assoiffés de
pouvoir, ces haineux qui honorent hypocritement l’immortel MLK, pratiquent
exactement le contraire du message de paix et d’amour qui embaument le parcours
terrestre de cet être céleste. Ces détraqués détruisent des vies humaines, ils
sèment l’amertume, la peur, la terreur, ils polluent les environnements, ils ruinent
les infrastructures sanitaires, éducatives, ils propagent des maladies, ils
sèment le deuil, ils vident la vie de son sens divin. Ils tiennent des discours
rassembleurs pour rehausser, avec hypocrisie, le mémorial de ce martyr de la
justice, de la paix et l’amour ; pourtant ces dirigeants ne font pas
honneur au Dr. Martin Luther King dans leurs machinations et leurs agissements
politiques.

Un coup de
projecteur sur les dégâts des guerres de l’Iraq et de l’Afghanistan

Les statistiques des décès civils engendrés par la guerre de l’Iraq (2003-2011) ne sont pas toujours concordantes entre les différentes sources ; mais toutes, elles estiment les dégâts humains et matériels à des centaines de milliers de décès et d’énormes déficits économiques chroniques. En octobre 2006, la revue médicale[2]  « The Lancet » estimait à plus de 650 000 les pertes iraquiennes en vies humaines causées par la guerre. Opinion Research Business[3], institut de sondage britannique, avait estimé le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007 à plus d’un million de personnes. Parallèlement, la guerre a provoqué depuis 2003 l’exode massif d’au moins deux millions d’Irakiens, réfugiés principalement en Syrie, en Jordanie, également en Europe et aux États-Unis. À ces statistiques alarmantes, il convient d’ajouter les « mercenaires », les travailleurs, les diplomates et civils étrangers décédés en Irak. Le New York Times a rapporté que le nombre de cette catégorie de victimes au milieu de 2007 dépassait les 10 000 morts et près de 130 000 blessés. Les conséquences économiques et sociales sont tout aussi spectaculaires.

L’économie américaine a été mise à genoux au cours de ces mobilisations belliqueuses. Le Prix Nobel d’économie en 2001 Joseph Stiglitz du MIT et le professeur de Politique Publique Linda Bilmes de la Harvard ont évalué les coûts[4] de l’invasion et l’occupation de l’Iraq à plus de 2 267 milliards de dollars. Professeur Stiglitz a souligné l’aspect insolite du financement de ces conflits par des crédits contractés par les Etats-Unis évalués à plus de 9 000 milliards de dollars. Les déficits multiformes de la guerre de l’Afghanistan sautent également aux yeux et la lecture des statistiques est interdite aux cardiaques. Selon la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA), 2 562 civils ont été tués, dont 639 enfants, et 5 835 blessés entre le 1er janvier au 30 septembre 2016. Le nombre de déplacés a été estimé à plus de 323 500 civils au début de l’année. De plus, selon l’ONU en 2016, 11 500 civils ont été tués, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2015. En avril 2017, le Pentagone a estimé les dépenses en opérations militaires, à la formation des forces afghanes et à l’aide fournie aux diverses administrations engagées par les États-Unis pendant les seize premières années de guerre en Afghanistan à 800 milliards de dollars.  

Ces deux cas iraquiens et Afghans mis en lumière ne sont
pas les seuls conflits armés  entrepris par
les administrations américaines et leurs alliés du monde occidental au cours
des dernières décennies pour asseoir leur suprématie économique au détriment du
cadeau sacré de Dieu, la vie. D’importantes ressources humaines et matérielles
sont mobilisées en Syrie, dans les conflits Israélo-palestiniens, dans l’insurrection de Boko Haram, dans les guerres civiles au Soudan, en Libye, au Yémen, à la Somalie, etc. pour
accroître le nombre des obsèques et des rendez-vous dans les morgues et les cimetières.
Tout ceci, à la poursuite de quel objectif ?

Aujourd’hui, l’humanité est au siècle caractérisé par d’immenses progrès technologiques et par des avancées spectaculaires des connaissances scientifiques, les découvertes des formules mathématiques, des principes physiques et chimiques, les secrets et les merveilles des ondes électromagnétiques et des ondes scalaires pour interconnecter les humains, les pays, les continents, pour apprivoiser le cosmos, le soleil, les roches, la terre et la mer. En ligne avec les idéaux de MLK, nos ressources humaines et nos richesses matérielles ne devraient pas être gaspillées dans des mobilisations arbitraires de destructions massives d’êtres humains (des hommes, des femmes, des enfants) ni à la pollution de l’espace écologique qui est notre habitat.

Faisons honneur et rendons un hommage bien mérité au révérend pasteur Matin Luther King en faisant la volte-face de poursuivre la paix par des négociations et des communications respectueuses pour repenser intelligemment et judicieusement les allocations des ressources humaines et des ressources matérielles en mettant au premier plan la portée sacrée de la vie humaine, peu importe la couleur de la peau, la culture et le genre.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com


[1] https://www.planetoscope.com/comptes-publics/294-depenses-militaires-dans-le-monde.html

[2] https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(06)69491-9/fulltext

[3] https://www.reuters.com/article/us-iraq-deaths-survey/iraq-conflict-has-killed-a-million-iraqis-survey-idUSL3048857920080130

[4] http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/09/03/AR2010090302200.html?noredirect=on


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