janvier 23, 2017

Youri Latourtue et Cantave briguent la présidence du sénat

Youri Latourtue et Cantave briguent la présidence du sénat

Youri Latourtue et Cantave briguent la présidence du sénat

National – L’Assemblée des sénateurs n’a pas réussi à élire son nouveau bureau ce mardi, 24 heures après la tenue de l’Assemblée nationale. Le terrain est encore miné, les négociations inabouties, le consensus tant nécessaire à la reprise des travaux parlementaires dans l’impasse.

«Les hostilités commencent», constate Ronald Larêche, dans un demi-sourire. Sur l’absence des cinq sénateurs sur 20, qui a valu l’impossibilité de tenir la séance, le président sortant, non candidat à sa réélection, évoque l’incapacité de certains candidats à mener la bataille dans l’hémicycle.

Il n’a pas pris de gants pour souligner le combat auquel se livrent les deux cousins, Youri Latortue et Carl Murat Cantave, pour la présidence du Sénat. Ce dernier, appuyé par Dieudone L. Etienne, Hervé Fourcand, Walnique Pierre et Onondieu Louis, n’y a pas mis les pieds. Faute d’accord

Youri Latourtue et Cantave briguent la présidence du sénat

«Ça rentre dans le rythme des jeux politiques du Parlement. Il y a des parlementaires à la tête de certains groupes politiques pour lesquels les conditions ne sont pas encore réunies. C’est un jeu acceptable. Mais cela ne peut pas durer», explique le sénateur Joseph Lambert, le tout frais revenant.

Carl Murat Cantave dans le viseur, mais sans le nommer, Lambert range déjà ce jeu dans la «catégorie des jeux dangereux», susceptibles d’«hypothéquer la rentrée parlementaire». À la vérité, il s’agirait d’une difficulté qu’on devrait juguler sous peu dans la mesure où ni Youri Latortue, ni Carl Murat Cantave, les deux convoiteurs du fauteuil présidentiel, sont réputés des proches du PHTK qui a la majorité au Sénat. C’est donc un duel fratricide. 

Quel statut pour Ronald Larêche? «Il reste président du Sénat jusqu’à la constitution du bureau d’âge devant organiser les élections», estime Joseph Lambert. Youri Latortue, confiant sur les bords, parle, lui, d’un Sénat bloqué administrativement et politiquement. «Ronald Larêche n’a aucune légitimité pour engager le Sénat sur le plan financier aussi bien que sur le plan politique», renchérit le très aguerri parlementaire Joseph Lambert.

Mais ce dernier, à qui on prêtait un temps des velléités de présider le bureau, refuse de parler de blocage, comme pour rassurer. Latortue, qui n’est ni déçu ni dégoûté par l’attitude de son cousin devant les caméras, appelle tout au moins les sénateurs à se ressaisir pour la formation du bureau au plus vite, les yeux sur l’échéance du 7 février. 

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