décembre 10, 2017

PETRO-CARIBE/ BEAUPLAN S’EXPLIQUE

PETRO-CARIBE/ BEAUPLAN S’EXPLIQUE

PETRO-CARIBE/BEAUPLAN S’EXPLIQUE

Invité ce matin de la rubrique «invité du jour» animée par Valéry NUMA sur vision 2000, Sénateur Evalière BEAUPLAN, président de la commission spéciale chargée d’approfondir le rapport sur le programme pétro-caribe, a pris le temps d’éclairer la lanterne des nombreux auditeurs et auditrices sur les différentes inquiétudes provoquées par le rapport final de la commission.

Au départ, E. BAUPLAN a mis emphase sur la méthodologie utilisée par la commission. Ils ont à prime abord fait une analyse pointue du premier rapport du sénateur Youri Latortue président d’alors de la commission éthique et anti-corruption du sénat, les différents documents utilisés par la première commission, la vérification avec les institutions concernées de la véracité de ces documents, une audite physique a été faite par des experts de différents domaines pour une étude des avancements des travaux déjà commencés, une analyse méthodique sur les rapports de la cours des comptes et des ministères sectoriels et la vérification des procédures et modalités de décaissements de la BMPAD.

Le travail de cette commission s’etend sur une durée de 8 ans, passant en revue trois administrations de septembre 2008 à septembre 2016. Durant cette période, 13 résolutions ont été adoptées relatives au fond du programme petro-caribe signé entre l’État haïtien et la république Bolivarienne le 05 juin 2005 mais, effectif le 15 mai 2006. Parmi ces 13 résolutions, trois ont été prises sous la présidence de René Préval, neuf sur la présidence de Michel Martelly et une sur celle de Privert. Il faut mentionner également qu’au cours de cette période plus de trois milliards de dollars américains sont partis en fumée sans qu’aucun projet d’envergure n’a été réalisé.

L’honorable sénateur BEAUPLAN a relevé certaines contradictions existants entre son rapport et celui de Youri sur des dossiers spécifiques, par exemple, un dossier du ministère de la santé et de la population sous la présidence de Martelly sur un montant de vingt millions de dollars américains que la ministre d’alors est incapable de justifier en partie, c’est le cas également d’un transfert direct du ministère de l’économie et des finances vers le FAES qui n’a pas respecté le processus régulier de décaissement. Il a dû approfondir l’enquête sur ces dossiers et il a pu bien obtenir d’autres cas encore plus grave à l’intérieur de ces mêmes dossiers.

Dans la conclusion du rapport, le laxisme de l’État haïtien est criant pour le non prélèvement de 2% à la source sur chaque contrat qui appartient au trésor public. La non-éligibilité de certaines firmes haïtiennes et dominicaines ayant rapport au temps d’existence pour pouvoir bénéficier de certains contrats, hormis des contrats signés sans appel d’offres, il ya des contrats qui ont été signés avec des firmes mortes, dissoutes il ya des années de cela.

La commission recommande de mettre l’action publique en mouvement contre: anciens premiers ministres, anciens et actuels ministres, des directeurs généraux et d’autres particuliers afin de répondre les questions de la justice sur les faits qui leur sont reprochés.

Au final, le rapport, hors de toute imperfection est là, il ne reste qu’au sénat d’en décider de la suite. Au delà de toute considération politique, un fait est certain, l’argent du programme petro-caribe a été dilapidé, un argent que plusieurs générations futures auront à payer, il faut que les coupables soient jugés et condamnés.
Attendons voir!

 

Walder SAINT-MELUS
Communicateur social
Journaliste

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