octobre 23, 2017

La remobilisation de l`armée inquiète le général Namphy! – Rezo Nòdwès

La remobilisation de l`armée inquiète le général Namphy! – Rezo Nòdwès


Âgé de 84 ans, et 31 ans après avoir accédé à la plus haute magistrature de l`état, l`ex général et putchiste Henri Namphy devient sage et opine enfin sur le sort d`Haiti, de l`armée et de l`occupation du territoire national par les forces étrangères

République Dominicaine, mardi 18 juillet 2017 ((rezonodwes.com))– « Haiti a trois problèmes : Education, Education, Education », a avoué l`ex-général président haïtien Henri Namphy au journal dominicain Listin Diario.

Dans cette entrevue exclusive, la première accordée après 29 ans d`exil, « Chouchou » estime qu`Haiti n`a pas d`État, n`a pas souvent de gouvernement et est totalement dépourvu d`institutions pouvant permettre de constituer un vrai état : le prototype parfait d`un état failli…


Pour Henri Namphy, si on veut développer le pays il faut commencer par la base, car aucune maison solide ne peut être construite sans des bases fortes. L`ancien chef d`état rejette la responsabilité de la situation lamentable du pays uniquement sur le dos des Haïtiens. « Des fois, on parle de la communauté internationale, mais les haïtiens sont les seuls responsables de l`administration haïtienne », soutient le général qui ajoute qu`en diverses occasions, comme lors du séisme du 12 janvier, des opportunités se sont présentées pour reconstruire un nouveau pays.  Malheureusement, le gouvernement a mal géré l`après-désastre et rien n`a pu être réalisé.

Concernant la remobilisation des Forces Armées d`Haiti, le général Namphy admet l`existence constitutionnelle des FAd`H, mais  conseille aux dirigeants de bien analyser cette décision, car on court un risque certain en introduisant des jeunes sans une formation adéquate dans les rangs de l`armée. « Le jeune fait partie de la société et vient avec le bien et le mal de cette société dans l`institution. Sans formation adéquate, le personnel n`est pas digne d`être militaire, ni policier, ni rien ».

A propos du départ de la Minustah, Henri Namphy indique que le salut doit venir d`abord des Haïtiens, même s`il nous faut l`aide de la communauté internationale. « Regardez, Haïti a toujours eu l’occupation étrangère. Mais lors de la première occupation de 1915, le gouvernement du président Louis Borno, avec une solide équipe de négociation, a pu organiser les services publics dans le pays. Au départ des troupes américaines, Haïti était doté d`une fonction publique forte et utile. Seule l`éducation n`était pas négociée, avait déclaré le président Borno. En effet, l’éducation doit être pensée par les Haïtiens », affirme le tombeur de Manigat.


L`ex président déposé par le général Avril pense que la constitution de 1987 n`est pas adaptée à la réalité du peuple haïtien et a constitué un frein à l`avancement du pays. Les constituants, à l`époque, avaient agi avec émotion et un fort sentiment anti-duvaliériste.

« L’organisation politique composée d’un premier ministre et d`un président ne fonctionne pas, à cause des problèmes graves et urgents qui traînent depuis des décennies. Un gouvernement à deux têtes connait des problèmes dans les pays développés ayant une plus grande force institutionnelle. Imaginez dans mon pays », conclut le général.

 



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