février 22, 2018

Huis clos, dilatoires et spectacles au Parlement

Huis clos, dilatoires et spectacles au Parlement

Huis clos, dilatoires et spectacles au Parlement

Le Parlement haïtien a tenu séance ce mardi 28 juin en Assemblée nationale après avoir échoué deux fois à se réunir depuis le 14 juin 2016. Les élus doivent statuer sur le sort de la présidence de Jocelerme Privert.

Comme d’habitude, députés et sénateurs ont rejoué leur spectacle habituel ponctué de retards, de petites phrases, de temps perdu, de huis clos, de dilatoires. Aucun curieux de la chose politique haïtienne ou intéressé au sort de la gouvernance de ce pays n’a raté la longue scène diffusée en direct à la télévision.

Neuf heures avant le constat du quorum, les parlementaires de tous les blocs s’étaient réunis en petites et grosses commissions pour harmoniser leur désaccord. Cela n’a servi à rien. Les minoritaires ont tenté en vain d’orienter la séance et de porter à l’ordre du jour la remise de l’écharpe présidentielle par Jocelerme Privert, tandis qu’un bloc pro-Privert a fait front des heures durant.

Les deux camps étaient arrivés en Assemblée nationale sans trouver un consensus. Le nombre du côté des pro-Privert, la détermination dans le camp de ceux qui veulent son départ.

Jusqu’à minuit, les points forts de la séance ont été la tentative de démolition du pupitre du haut duquel les intervenants prennent la parole, jeté à terre par un député, il a été remis en place par des parlementaires ; un peu plus tard, c’est une demande de huis clos qui a scindé le déroulement de la soirée, puis, un peu plus tard, c’est le vol d’un document qu’un député s’apprêtait à lire par un de ses collègues qui a ouvert la porte à une autre suspension de séance.

Pendant les heures de débats ouverts, de huis clos et de suspensions, les honorables parlementaires n’ont même pas pu se mettre d’accord sur l’ordre du jour de la séance.

Il faut dire que depuis le 14 février 2016, jour de l’intronisation de Jocelerme Privert, les leaders du Parlement connaissaient le terme de son mandat et la responsabilité qui revenait à l’Assemblée nationale de statuer sur son sort.

Au moment de mettre sous presse le mercredi 29 juin, les blocs parlementaires repartaient dans un tour de négociation pour essayer de trouver l’introuvable consensus sur la suite.

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Post source : Le nouvelliste

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