DiasporaNon classé

Sandra Rabrun, ex-présentatrice de la TNH, lance Passerelle à Montréal

imageSandra Rabrun

L’ancienne présentatrice de la Télévision nationale d’Haïti (TNH) et de Matin Caraïbes sur Radio Caraïbes, Sandra Rabrun, a définitivement quitté le pays comme bon nombre de voix et figures de la presse haïtienne l’ont fait ces dernières années.  Elle s’est établie à Montréal depuis l’année 2013. Mais sa relation fusionnelle avec l’art et la culture haïtiens n’a fissuré d’un iota. C’est donc cette symbiose qu’elle compte exploiter en lançant Passerelle, une entreprise spécialisée dans la promotion de l’art et de la culture haïtienne à Montréal. 

L’idée est simple : quand elle porte ses habits teintés de couleur haïtienne, les étrangers tombent en admiration. Quand elle porte des bijoux et des sacs à main fabriqués par des artisans haïtiens, tous les étrangers en réclament. Quand ces derniers observent la danse folklorique haïtienne, ils ne peuvent cacher leur désir d’en esquisser quelques pas. Quand ils écoutent la musique haïtienne, ils ne peuvent rester indifférents. Il suffit de regarder le maire de Montréal Denis Coderre danser l’orchestre Tropicana d’Haïti pour se faire une idée. 

Alors, pourquoi ne pas exploiter cette richesse de façon optimale ? s’interroge l’ancienne animatrice de Matin Magazine. Passerelle se veut donc une réponse à cette question. Elle compte promouvoir l’art et la culture haïtiens à travers des conférences-débats avec les différents acteurs culturels concernés. Elle envisage d’organiser des foires et expositions, des ateliers de formation et de perfectionnement pour et par des artistes sur cette thématique.  Elle produira des capsules d’informations, des séminaires de formation et des campagnes de sensibilisation. 

Passerelle réalisera également des spectacles. À commencer par le premier qui sera tenu le 27 octobre 2017 au Centre Leonardo da Vinci à Montréal qui portera l’organisation sur les fonts baptismaux (au 8370, boulevard Lacordaire, Saint-Léonard, à la salle Piccolo à 18h30 au prix de 25 dollars canadiens). Il mettra en vedette le guitariste, auteur et compositeur Dener Céide, l’un des plus talentueux musiciens de son âge. « Sous ma peau » est le thème du spectacle qui verra de nombreux autres artistes se produire. Parmi lesquels, on retrouve le duo Sandra Rabrun et Paul Henry Athis dans une mise en scène du contexte du spectacle « Sous ma peau » ou « Anba pom ».

Paul Henry Athis, ex-animateur de Télémax, a également quitté Haïti pour Montréal au cours des dernières années. Il s’investit, lui aussi, dans la promotion de l’art et de la culture haïtiens dans sa terre d’accueil. Le public trouvera également sur scène le célèbre compositeur, diseur et humoriste Jean-Claude Martineau, alias Koralen.  De même que les chanteuses Nadia Faubert et Jerrie Longchamps. Il y en aura donc pour tous les goûts. 

Au menu de ce 27 octobre, Dener Céide puisera dans son répertoire solo pour charmer le public. Il interprètera notamment  sa dernière chanson-tube intitulée « Sele Bride » et quelques hits à succès comme « sincerly yours ». Cette première fois en solo à Montréal permettra au public de découvrir Dener Céide dans un autre élément.  

À travers ses activités, Passerelle espère contribuer au rehaussement de l’éclat de la richesse culturelle haïtienne à Montréal. Sandra Rabrun indique qu’une partie des bénéfices générés ira renforcer la prise en charge en Haïti  des femmes  ayant subi des violences sexuelles. Elle part de l’évidence selon laquelle l’art est un moyen sûr permettant de transcender les différences culturelles et d’aborder des sujets sensibles, voire tabous. Passerelle veut s’ériger en un véritable pont qui servira de tremplin à la création, à la production  et aux échanges interculturels. Elle misera sur la diversité de la richesse culturelle entre les artistes d’Haïti, du Canada, des États-Unis, du Mexique et des pays de la Caraïbe en vue de mettre leur talent et leur créativité  au profit de l’économie dans ce secteur porteur. 

L’équipe est composée essentiellement de professionnels de la culture, du management, du droit de la propriété intellectuelle, du patrimoine matériel et immatériel et de l’équité de genre. On peut citer les noms de Claude Gilles et d’Adolphe Janvier, des figures connues de la presse haïtienne.  Passerelle, en tant qu’organisme à vocation culturelle et socioéducative, se veut un espace de rencontre pour les artistes d’horizons divers. Passerelle est conçue pour être un carrefour qui facilitera la valorisation de la créativité avec une fenêtre ouverte sur les artistes et artisans émergents ainsi qu’un regard neuf sur le travail de ces créateurs  très réputés dans leur milieu de vie. 

« C’est de nos différences que naissent nos meilleures curiosités. C’est aussi à cette intersection que l’on se rend compte de l’unicité de l’autre et de nous-mêmes. À Passerelle, nous nous servons de nos différences et de nos compétences pour  faciliter la production et  reconnaître  les valeurs de chacun en vue de permettre à chaque communauté et à chaque talent d’être un prétexte de rassemblement pour mieux exprimer la diversité et la richesse culturelle qui s’y découle», affirme Sandra Rabrun. 

L’ancienne animatrice dispose de plusieurs cordes à son arc. Elle  a grandi avec la musique dans le sang. Elle se réfugie  assez jeune dans l’art, l’écriture et la poésie  pour apaiser le poids des difficultés de la vie.  Elle se rappelle aujourd’hui sa première  lecture à la radio qu’elle avait faite avec Gaspard Dorelien à l’émission  Canal musical de Marc Bregard Anderson à Radio Caraïbes. « Le micro et moi sommes tombés en amour », avoue Sandra Rabrun, qui a pourtant étudié les sciences économiques à  la surprise générale à l’Institut des hautes études commerciales et économiques (IHECE).

Pour donner libre cours à sa passion, Sandra Rabrun a été au Petit Conservatoire de Daniel Marcelin. De là, elle a été intégrée à un projet d’émission avec des jeunes à la TNH où elle a pris tour à tour aux émissions Planètes des stars, Matin Magazine et au grand journal de 19 h. Elle a connu d’autres expériences professionnelles enrichissantes comme directrice de marketing à Telemax, membre de cabinet au ministère  de la Culture et de la Communication du ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue jusqu’au ministre Mario Depuis. Elle est aussi passée  à la filiale Unicarte de la Unibank.  

L’art et la culture haïtiens demeurent deux piliers sous-exploités par Haïti à l’extérieur. Il existe à ce niveau une demande solvable non satisfaite. Passerelle peut justement contribuer à combler cette lacune. Elle représente déjà des artistes et artisans haïtiens à Montréal. La premiere foire exposition culturelle est prévue  pour le mois de décembre 2017. Passerelle parce que les différences culturelles sont des ponts et des opportunités d’affaires ! 

source Le Nouvelliste





[ad id=”58″]

Source link

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Close