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Kitgate:C’est à la justice et l’ULCC de faire la lumière selon le Premier Ministre

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imageJack Guy Lafontant

Le Premier ministre Jack Guy Lafontant, sous son chapeau de ministre a.i. des Affaires sociales et du Travail, était ce vendredi 1er septembre 2017 au Parlement haïtien où il a répondu aux interrogations de la commission Affaires sociales et Travail de la Chambre des députés sur le limogeage de l’ancien ministre des Affaires sociales, Roosevelt Bellevue. Au terme de cette rencontre, le chef du gouvernement a appelé les autorités judiciaires et l’Unité de lutte contre la corruption à s’engager dans cette affaire de surfacturation dans l’achat de kits scolaires.

Dans la petite salle de commission de la Chambre des députés, la séance de travail entre le ministre par intérim des Affaires sociales et du Travail, Jack Guy Lafontant, et la commission du même nom à la Chambre basse était si animée que les députés, suspendus aux lèvres du chef du gouvernement, ont vite décidé de poursuivre la rencontre loin des caméras de la presse en sollicitant un  « huis clos ». Nul besoin de rappeler que le ministre révoqué était proposé par les sénateurs du groupe APRIS et que d’autres ministres soupçonnés d’avoir préparé le coup avec leur ancien collègue limogé pourraient bien avoir été placés au sein du gouvernement par d’autres parlementaires et c’est là où le bât blesse.

Dans ce cas, la presse ne peut que se contenter de ce que rapportent les acteurs au terme de la rencontre. Et c’est ce qui a été fait.

Après des heures de discrètes discussions, le président de la commission, Jean Marcel Lumérant, est sorti « pas totalement satisfait », quoique admettant avoir recueilli « beaucoup d’éléments d’informations sur le dossier ». De ces éléments d’informations, le député de Grand-Goâve note « un problème de procédure dans la démarche ayant conduit à la révocation du ministre », sans pourtant le préciser.

Jean Marcel Lumérant promet, avec ses collègues, d’approfondir ces éléments d’informations et d’engager « suite que de droit » dans le cadre de sa mission de parlementaire en mettant l’accent sur la nécessité que la lumière soit faite sur cette affaire. 

Le ministre des Affaires sociales a.i. Jack Guy Lafontant a d’entrée de jeu souligné que « le citoyen Rousevelt Bellevue n’est plus là, le Premier ministre assure l’intérim » et qu’il ne fait que gérer l’intérim « juste pour assurer le fonctionnement du MAST ». Mais étant Premier ministre, y a-t-il suffisamment de preuves justifiant la mise à pied du ministre Bellevue ? Jack Guy Lafontant esquive en soulignant qu’il revient aux institutions concernées, dont l’ULCC, le Parlement, la Justice et la Cour des comptes de « déterminer les corrompus et les corrupteurs ». Y a-t-il d’autres ministres trempés dans ce scandale ? Le chef du gouvernement est là pour assurer le bon fonctionnement l’État mais pas pour réaliser des enquêtes, lance le Premier ministre, assurant que les institutions concernées commencent déjà à faire « leurs devoirs ». Est-ce que le Premier ministre est confortable dans cette affaire ? Jack Guy Lafontant ne peut que remercier la presse, et comme par ironie, invitant les journalistes à mener leur propre enquête sur le dossier.

Le président de la commission Ethique et Anticorruption de la Chambre basse, Jean René Lochard, a quant à lui brisé la glace en soulignant qu’il y a au moins 4 ministres du gouvernement qui seraient impliqués dans ce scandale de surfacturation. Toutefois, le député se veut respectueux de son « devoir de réserve » et indique qu’une enquête est déjà  diligentée, en ce sens, par sa commission.

Dans son témoignage, Jean René Lochard confie que les kits scolaires en question se vendent à 9 USD l’unité alors que les concernés de ce scandale se sont arrangés à faire passer le prix de cette unité à 36 USD. Ce stratagème aiderait les concernés à empocher pas moins de 119 millions de gourdes, selon les calculs de l’élu du PHTK qui appelle à ce qu’un exemple soit tracé.  

Jean René Lochard va jusqu’à appeler les autorités à prendre des mesures visant à mettre l’ancien titulaire du MAST en résidence surveillée en attendant la suite.

Samuel Céliné source Le Nouvelliste





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