Marché Salomon/Incendie: Les pompiers arrivent après le sinistre

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Il était 4 heures de l’après midi ce vendredi 25 août quand un feu s’est déclaré au marché Salomon faisant plusieurs brulés graves notamment la servante qui gardait le bébé. Selon les témoignages recueillis par le journal, l’incendie découlerait d’une explosion d’un four dans une maison qui se trouvait dans une entrée à proximité du marché. Les gens se sont mis ensemble en utilisant des sceaux et d’autres objets dont ils disposaient contrer la propagation du feu. Alors que la présence des sapeurs-pompiers se faisait toujours attendre.

« Le marché situé à quelques mètres du commissariat de Port-au-Prince où sont logés les sapeurs-pompiers a été totalement ignoré », déplore cet homme visiblement affecté par l’incendie. « Nous avons passé près d’une heure à essayer de contacter les responsables du service d’incendie au commissariat de Port-au-Prince,  pour les prévenir de l’incendie. Ils nous ont fait savoir que le seul camion citerne disponible est en panne », a-t-il déploré. Pourtant, la présence d’un seul pique-feu aurait épargné le pire, déclare cette dame en pleurs. 

« Cet incendie vient de mettre à nu les lacunes et la vulnérabilité de la commune », a fait remarquer le maire la commune de Port-au-Prince Youri Chevry qui s’était rendu sur les lieux pour constater les dégâts. Il dit déplorer l’absence de cette structure à Port-au-Prince qui doit assurer la protection des vies et des biens de la population en pareille situation. « Nous avons demandé de l’aide aux sapeurs-pompiers de la commune de Carrefour, qui malheureusement avaient d’autres obligations, a-t-il dit, précisant que l’administration communale attendait l’aide des autorités aéroportuaires nationales pour maîtriser le feu. »

Par ailleurs, Youri Chevry a applaudi le courage et l’esprit de solidarité qui a animé la population pour venir à bout de ce feu. « Avec l’achat d’un camion d’eau, la population a eu le dessus de cet incendie dévastateur », a-t-il expliqué. « Malgré le maigre moyen dont nous disposons à la mairie, nous allons travailler pour doter la commune d’une telle structure pour l’aider en cas de pareille catastrophe », a lancé l’édile de Port-au-Prince. 

Plus loin, la population n’a pas mâché ces propos pour critiquer les autorités du pays qui, selon elle, ne s’intéresse au sort de cette catégorie qu’en période électorale. L’exemple le plus visible est ce que nous avons réalisé cet après-midi, témoigne cette marchandes son sceau en main. « Qu’est ce qui explique que nous avons tenté de contacter le commissariat qui dispose d’un service anti-incendie, et que nos appels se sont révélés vains? », a déploré Marie-Ange, marchande au marché Salomon. 

« Nous avons voté pour que les décideurs prennent en main le destin du pays », a-t-elle souligné. « Leur attitude et leur comportement ne nous amènent qu’à quitter le pays comme ces milliers d’Haïtiens pour le Chili et le Brésil », a-t-elle laissé entendre. « Ici, nous n’avons pas de responsable, l’État n’existe pas », a-t-elle confié avec indignation.

Ricardo Ulysse source Le Nouvelliste





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