Non classé

La gourde est la 2eme monnaie la plus appréciée face au dollar américain

[ad_1]

image

La gourde haïtienne est la deuxième monnaie la plus appréciée par rapport au dollar américain en 2017 (8,75%), à la suite du peso mexicain (17,02%), comparativement aux autres devises d’Amérique latine. En janvier, un dollar américain pourrait valoir jusqu’à 67,49 gourdes, tandis qu’en juillet, il est descendu à 62,06 gourdes.

Le mois où le dollar a perdu le plus de points en Haïti a été le mois de juin (9,45%), soit 62,02 gourdes pour un dollar, mais en juillet, il a recouvré 0,05% (62,06 gourdes) et, début août, il s’échangeait à 64,42 gourdes, pour une augmentation de 3,81%. Le prix moyen de la monnaie américaine cette année en Haïti est de 66,09 gourdes.

Cette performance de la gourde est le résultat de l’intervention de la Banque de la République d’Haïti (BRH) sur le marché des changes en mars dernier. Pour contenir la décote de la monnaie locale qui frôlait les 70 gourdes pour un dollar dans les banques commerciales, la Banque centrale a pris la décision d’émettre 120 millions de dollars américains sur le marché des changes pendant l’exercice fiscal en cours. Consécutivement à cette annonce, elle a injecté 20 millions de dollars américains pendant la deuxième quinzaine du mois de mars pour stabiliser le taux de change.

Contrairement aux va-et-vient du marché des changes haïtien, la République dominicaine profite pleinement de la stabilité et de la force de sa monnaie. Au premier semestre de 2017, le peso dominicain s’est seulement déprécié de 0,86% par rapport au dollar américain. La monnaie américaine est passée de 46,40 pesos en janvier à 46,80 en juillet. La République dominicaine a donc  l’une des monnaies les plus stables de la région.

La stabilité du peso dominicain pèse beaucoup sur les projections économiques du pays. Selon les estimations de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), la République dominicaine aura une croissance de 5,3% cette année, soit bien plus que la moyenne de 1,1% de la région Amérique latine et les Caraïbes.

La stabilité macroéconomique offre des garanties d’investissement dans les pays. Le prix de la monnaie locale par rapport à une autre de référence, dans ce cas le dollar américain, est une variable qui envoie un signal clair aux investisseurs et aux planificateurs de développement. La compétitivité est étroitement liée à la stabilité du taux de change. Pour preuve, la République voisine arrive en tête dans la région en matière de réception des investissements directs étrangers.

Selon la CEPALC, en 2016, la République dominicaine a attiré environ 2,4 milliards de dollars américains d’investissements directs étrangers, captant ainsi la moitié du total des 4,8 milliards de dollars d’investissements reçus dans les Caraïbes. Tandis qu’Haïti n’a reçu que 105 millions de dollars d’investissements directs étrangers.

Les données actuellement disponibles, tirées des sites Web des banques centrales de chaque pays de la région, informent que les devises qui se sont dépréciées le moins par rapport au dollar américain sont : le boliviano bolivien (0,58%), le peso chilien (0,19 %) et le peso uruguayen (0,75%). Alors que le real brésilien et le sol péruvien se sont apprécié respectivement 0,64% et 0,93%. Toutefois, le peso argentin s’est déprécié de 11,08%, suivi du colón costaricien (3,63%), le córdoba nicaraguayen (2,28%) et le peso colombien (2,08%).

 L’instabilité politique et la crise économique excluent le Venezuela de toute comparaison. L’Équateur, le Salvador et le Panama ont été exclus parce que leur monnaie officielle est le dollar américain. En ce qui concerne le peso de Cuba et le bolivar du Venezuela, il n’y a pas de données précises sur le sujet, en raison de la situation économique et politique que connaissent ces deux pays d’Amérique latine.

Patrick ST PRE source le nouvelliste





[ad_2]

Source link

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Close