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Comment le FC Barcelone s’est forgé la pire des réputations

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Publié le 23 août 2017 à 12H53

Débordé par son amertume et la gestion catastrophique du départ de Neymar, le FC Barcelone a, durant tout l’été, usé de méthodes condamnables et indignes d’une telle institution.

La grandeur d’un club ne repose pas seulement sur son passé ou sur ses titres, son entretien réclamant des efforts perpétuels, à travers chacun des prismes du football d’aujourd’hui. A l’heure où la ville elle-même se bat de toutes les forces pour rester digne, le FC Barcelone envoie mille signaux inattendus d’une institution de coutume respectable et respectée. Elle s’était peut-être reposée sur les dogmes de l’UEFA et de son élite, dont les objectifs, à terme, consistent à conserver les grands très grands et les petits très petits, à l’heure où Karl-Heinz Rummenigge, président du Bayern Munich, alerte perpétuellement l’instance européenne pour favoriser des tirages au sort de Coupe d’Europe plus sécurisants pour les mastodontes du Vieux Continent.

Neymar a tout chambardé

Mais la réalité n’est pas toujours celle espérée, et le Paris Saint-Germain a secoué le microcosme, au point qu’il en soit désormais prêt à monter un front. L’impossible transfert de Neymar a chamboulé une entité qui ne s’y était pas préparée et le contraire aurait été surprenant à plus d’un titre, même si « aucun club n’est au-dessus du Barça », et qu’il n’appartient pas à « un cheikh ou un oligarque » comme l’avait fièrement rappelé Josep Maria Bartomeu, à l’image d’une direction débordée et déstabilisée comme jamais auparavant. Le président du FCB, chahuté par une grande partie de ses socios, voyait peut-être encore le club azulgrana par-delà les normes d’éthique et d’honneur pour insuffler des décisions malhonnêtes, parfois douteuses pour ne pas dire honteuses.

« Nous devrons parler du rôle du glorieux FC Barcelone… »

Les mauvaises opérations se répètent inlassablement depuis le début du mois, lorsque le Barça tardait à donner son feu vert à la RFEF pour l’envoi du certificat international de transfert de Neymar, et ainsi retarder les débuts du Brésilien avec le maillot parisien. Elles ont duré, ensuite, au moment où le club a poussé Ousmane Dembélé -visiblement influençable et (mal) influencé -précisons-le- à sécher l’entraînement pour fragiliser les positions du Borussia Dortmund. « Ce n’est pas qu’Ousmane se moque de nous, il refuse simplement de faire son travail. Et nous devrons parler du rôle du glorieux FC Barcelone dans cette affaire. Croyez-vous vraiment qu’un garçon de 20 ans déciderait de ne pas venir à l’entraînement sans l’assentiment du nouveau club ? », avait ainsi lâché Hans-Joachim Watzke, président du BVB, à Sky Sport.

Le Barça porte plainte contre Neymar… et aura gain de cause

Le dirigeant avait bien aimablement accepté de rencontrer des émissaires catalans, « au nom du respect pour un club que je tenais encore, il y a une ou deux semaines, pour un grand club vraiment sérieux », qui semble l’être de moins en moins. Avide de mauvaises manières, les Catalans poussent désormais le vice jusqu’à réclamer « 8,5 millions d’euros de dommages et intérêts plus 10% de pénalité pour préjudice moral » à Neymar, et ainsi récupérer la prime de renouvellement de contrat offerte au Brésilien bien avant qu’il ne décide d’aller voir ailleurs. La manœuvre sera probablement gagnante, le génial auriverde ayant touché cette somme sans respecter l’accord réclamant sa fidélité au Barça, argument facilement manipulable par les avocats du club. Le tout pourrait même déboucher sur un effort financier du PSG sur sollicitation de sa superstar et de son père, jamais enclin à laisser filer le moindre sou.

Lâcher Seri pour sauver sa réputation

Ce cas de figure est unique en son genre, alors que les primes et clauses du même type pullulent sans jamais s’ouvrir sur de tels contentieux.  « Ce genre de demande, généralement, se règle lors du transfert », rappelait justement Thierry Granturco, avocat spécialisé dans le droit du sport, à nos confrères de L’Equipe. Ici, le litige semble monté pour évacuer et obtenir fièrement une contrepartie d’un échec et d’une perte gigantesque, Neymar ayant été désigné, jusqu’à son départ, comme le futur porteur du projet barcelonais. Moqué par ses propres cadres, et décidément bouleversé, le FCB en arrive désormais à se noyer dans la spéculation, au point d’abandonner vulgairement le transfert de Jean Michaël Seril’homme à « l’ADN Barça », dixit Xavi– pourtant quasiment bouclé autour d’un chèque de 40 millions d’euros, et dont le gain sportif aurait été au moins aussi important que ceux apportés par Philippe Coutinho et/ou Ousmane Dembélé. Preuve que les Blaugrana n’ont pas seulement laissé filer les bonnes manières. Ils ont aussi perdu la raison.

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