L1 – PSG : Plier les matchs au plus vite, le nouveau défi du Paris d’Emery

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Publié le 20 août 2017 à 07H00 – mis à jour le 20 août 2017 à 07H15

Le PSG a perdu la saison passée l’efficacité qui était la sienne dans les débuts de match pour rapidement se mettre à l’abri et s’éviter des frayeurs inutiles. Une force à retrouver au plus vite pour ne pas vivre les mêmes déconvenues que ces derniers mois, en particulier à domicile.

Le PSG est un rouleau-compresseur, une machine à user ses adversaires pour mieux les punir en fin de match. Guingamp en a fait l’expérience dimanche dernier (0-3), tant l’En Avant s’est épuisé à courir après les ballons et les appels incessants des attaquants parisiens pour exploser dans la dernière demi-heure. Mais il a fallu ce travail de sape et un coup du sort en début de seconde période, avec le but de Jordan Ikoko contre son camp, pour que le vice-champion de France débloque la situation. Avant cela, il n’avait pas eu pléthore d’occasions franches pour ouvrir le score. Son premier acte au Roudourou a condensé ses défauts de la saison passée dans l’attaque d’un bloc regroupé, déjà observés en ouverture du championnat contre Amiens (2-0), qui avait tenu quasiment toute une mi-temps : une possession de balle en position basse sur le terrain, un manque de vitesse dans les transmissions autant que dans les combinaisons et une tendance prononcée à finir les actions dans l’axe sans avoir créé un déséquilibre au préalable sur un côté.

Seulement 8 buts à domicile dans la première demi-heure

Conséquence, tant que les défenses ont les jambes et le jus nécessaires pour laisser un minimum d’espaces entre les lignes sans commettre la moindre erreur d’inattention, elles posent un problème quasi insoluble aux Parisiens. Cela fait des mois qu’Unai Emery a pris conscience du souci, comme il l’a admis à longueur d’interventions publiques, et qu’il est devenu une priorité à régler. Il figure, entre autres, parmi les causes de la perte du titre au profit de Monaco en mai dernier et des difficultés récurrentes rencontrées à domicile. Si le PSG a abandonné douze points dans son antre, la faute à six nuls concédés en dix-neuf matchs de championnat, c’est en grande partie du fait de son incapacité chronique à prendre l’avantage rapidement et à se détacher au score, sans laisser le moindre espoir aux visiteurs. Les Parisiens n’ont marqué que huit buts lors de la première demi-heure des matchs au Parc des Princes en 2016-17 (20% du total, seize sur l’ensemble des premières périodes devant leur public, soit moins d’un par match).

Loin des chiffres du PSG de Laurent Blanc

C’était pourtant l’une des forces majeures de l’équipe de Laurent Blanc. En 2014-15 comme en 2015-16, elle avait compilé seize réalisations dans les trente premières minutes et pliait régulièrement les débats avant même la mi-temps (26 puis 27 buts). Des chiffres impressionnants, alors que le PSG d’Emery est quasiment revenu au niveau de la première saison de l’ère QSI (7 buts sur la première demi-heure pour 17% du total en 2011-12, 13 en première période). La comparaison avec Blanc fait mal, celle avec Monaco aussi. L’ASM a claqué 14 buts à Louis-II pendant les trente premières minutes en 2016-17 et cela a joué un rôle-clé dans son duel à distance avec le club de la Capitale. Alors Paris connait un des axes de progression sur lequel insister dans les prochaines semaines pour reconquérir son bien. « Nous voulons être plus forts que l’année dernière, et nous avons fait tout le travail pour améliorer les choses, a reconnu Emery vendredi en conférence de presse. Dimanche, c’est un bon match pour démontrer que nous sommes forts, pour peaufiner les détails afin de gagner tous les matchs. »

Toulouse, le crash-test parfait

Le test que représente Toulouse, en visite pour clôturer la 3eme journée de L1 (21h), est idéal pour juger de la montée en puissance du PSG. La saison passée, les Parisiens n’avaient pas marqué le moindre but à la troupe de Pascal Dupraz, la seule à résister ainsi à l’armada de la Capitale sur la double confrontation. Le TFC avait notamment ramené un 0-0 du Parc en février, cinq jours après la démonstration des locaux contre le FC Barcelone en huitième de finale aller de la Ligue des Champions (4-0). Le tout avec une méthode restrictive au possible qui avait porté ses fruits. Le coach haut-garonnais ne compte pas en changer ce week-end. « Oui, on va à Paris pour défendre, dans un premier temps, c’est sûr. Nous allons placer le bus devant le but plutôt que derrière celui des Parisiens, ça me parait logique. » C’est pourquoi il sera si intéressant de voir le comportement du PSG contre cet adversaire a priori largement à sa portée. Une différence sur le papier qu’ils devront traduire sur le terrain dimanche soir. Le plus vite sera le mieux.

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