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Brésil: des quotas pour les Noirs dans la fonction publique

Brésil: des quotas pour les Noirs dans la fonction publique

La Cour Suprême Brésilienne vient de valider une loi assez surprenante. Cette loi limite l’accès des Noirs et Métis à la fonction publique. Désormais ils ne pourront accéder qu’à 20% des places. Si ce texte avait été adopté en 2014, sous la présidence de Dilma Rousseff, il n’avait jamais été appliqué en raison de nombreuses controverses.

Il faut noter que cette loi est en véritable contradiction avec les réalités du pays. Selon l’Institut brésilien de géographie et statistique (IBGE), 54% de la population du pays est noire ou métis. Une population souvent défavorisée et privée d’accès aux postes de responsabilité.

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Mais pour l’un des juges de la Cour suprême « Il s’agit d’une réparation historique pour une population qui a hérité des stigmates sociaux et économiques de l’esclavage, qui, une fois aboli, les a abandonnés à leur propre sort, sans leur donner les moyens de s’intégrer à la société »

Près de 130 ans après l’abolition de l’esclavage au Brésil, la population noire, libérée de ses entraves a été abandonnée comme si son intégration à la société n’avait pas lieu d’être.

En 2014, alors que cette loi des quotas dans la fonction publique est adoptée, sous la présidence de Dilma Roussef, son application est stoppée net à cause de divergences sur son interprétation. Certaines instances judiciaires la considèrent à ce moment-là : anticonstitutionnelle.

Aujourd’hui au Brésil, la couleur de la peau détermine l’avenir de l’individu et sa classe sociale.

En 2015, dernière année prise en compte par l’IBGE (Institut brésilien de géographie et statistique), seuls 12,8% des Noirs brésiliens avaient fait des études supérieures, contre 26,5% pour la moyenne nationale.

Au-delà de la fonction publique, les inégalités raciales sont flagrantes au niveau des entreprises, avec moins de 5% de Noirs occupant des postes d’encadrement, d’après les chiffres de l’Institut Ethos et de la Banque interaméricaine de développement (BID).

Affrokmag

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