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Sanctions contre Venezuela par les Etats-Unis : 7 déclarations-chocs de l’ambassadeur d’Haïti à l’OEA (Bravo Mr L’ambassadeur) !

Sanctions contre Venezuela par les Etats-Unis : 7 déclarations-chocs de l’ambassadeur d’Haïti à l’OEA (Bravo Mr L’ambassadeur) !

« Force est alors de constater que les sanctions ne sont pas la solution. », a martelé Harvel Jean-Baptiste, ambassadeur d’Haïti auprès de l’organisation hémisphérique.

Les mots sont forts. Le moment est grave. Hier mardi, tous les pays membres de l’Organisation des Etats Américains (OEA) se sont réunis en Conseil Permanent pour voter une motion pour expulser le Venezuela de l’organisation hémisphérique. Pour cause, un rapport élaboré par le Secrétaire Général Luis Almagro a établi « des dérives dans ce pays en termes de corruption et de violations des droits de l’homme dans ce pays. »

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Un sénateur américain s’est lancé dans une fuite en avant pour demander à Haïti à la République Dominicaine et au Salvador de voter en faveur des sanctions. Marco Rubio du parti républicain est allé jusqu’à brandir carrément  la menace d’ « une possible coupe de l’aide américaine s’ils [ces pays] échouent à défendre la démocratie quand il s’agira de voter ».

Pour une fois, les dirigeants haïtiens ont refusé de céder au chantage. « Haïti ne votera pas contre le Venezuela », a rassuré le président de la République à travers son porte-parole. Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, ambassadeur d’Haïti à l’OEA a tenu des propos cohérents lors de cette réunion. En voici quelques extraits, tirés dans son discours publié dans Le Nouvelliste.

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1. Monsieur le Président, L’Organisation des Etats Américains dont Haïti est membre fondateur depuis sa création en 1948, reconnaît, avec l’entrée en vigueur de sa charte en 1951, quatre langues officielles de travail dont l’Anglais, l’Espagnol, le Portugais, et le Français, qui est également l’une des langues officielles de la République d’Haïti. Nous considérons que c’est un manque de respect vis-à-vis de la République d’Haïti, lorsque le Secrétaire général s’autorise de faire circuler un rapport qui concernerait une situation dans la région, sans se donner la peine de nous en faire avoir copie dans notre langue officielle qui est aussi, je le répète, l’une des quatre langues officielles de l’Organisation.

2. Il est bruit que le Secrétaire général Luis Almagro recommande la suspension du Venezuela dans l’Organisation et exige des « élections générales sans délai et à tous les niveaux » dans ce pays. Monsieur le Président, Face à de tels agissements du Secrétaire général, la situation est plus que grave pour notre Organisation. Avec de telles recommandations, le Secrétaire général n’a pas seulement outrepassé ses prérogatives, il a aussi voué un mépris inadmissible aux principes fondamentaux consacrés dans la Charte de l’Organisation.

3. Monsieur le Président, Le moment est grave. Il dépasse de loin la question du Venezuela. Les agissements du Secrétaire général fragilisent notre Organisation. Ses actes ne nous rassurent pas du tout pour ce qui concerne la paix et la stabilité dans la région. Si nous laissons le Secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays et au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région, seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’Organisation.

4. L’expérience d’Haïti nous enseigne qu’il ne saurait y avoir ni promotion ni protection de la démocratie dans un pays à coups de sanctions. Nous devons donc tirer leçon de l’expérience haïtienne.

5. Seul le dialogue, la recherche du compromis, la médiation non partisane et sans ingérence, peuvent protéger et promouvoir la démocratie dans la région.

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6. Force est alors de constater que les sanctions ne sont pas la solution. De ce fait, il est impératif de défendre l’OEA contre toute instrumentalisation qui peut en être faite au détriment des intérêts d’un Etat membre. Ainsi, notre appui au Venezuela relève-t-elle fondamentalement d’une question de principe. Si nous autorisons la menace de ce coup d’Etat maquillé contre le Gouvernement élu du Venezuela, nous ne pourrons pas empêcher qu’on en fasse de même, à l’avenir, contre d’autres pays des Amériques.

7. La convocation d’une réunion du Conseil Permanent pour débattre de la situation d’un Etat-membre, sous la menace de suspension de cet Etat, et en cherchant à pousser vers des élections anticipées contre un Président élu, tout cela nous fait craindre la mise en œuvre d’un agenda qui ne correspond ni à l’esprit ni à la lettre de la Charte de notre Organisation. Face à cet agenda qui ne peut que fragiliser l’Organisation, la délégation haïtienne voudrait soutenir que la meilleure solution reste et demeure la voie du dialogue.

Source:http://masante.lesaistu.com/sanctions-contre-venezuela-etats-unis-7-declarations-chocs-de-lambassadeur-dhaiti-a-loea-bravo-mr-lambassadeur/

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